La France serait un mauvais élève en matière de suivi de la pollution atmosphérique et de son impact sur la santé. C’est ce que révèle un rapport sur la santé et l’environnement rendu public la semaine dernière.
Afin de mettre en place un plan baptisé « Santé Environnement », le gouvernement français, a demandé à un collège de 22 experts d’établir le diagnostic de l’état actuel de la recherche sur l’impact de la pollution sur la santé. Ces experts devront, ainsi, définir les enjeux de la santé « environnementale ».
Le bilan est plutôt sombre. En France, très peu d’études s’intéressent à ces questions, comme dans le cas de l’amiante ou du saturnisme. Les experts notent, par exemple, qu’il a fallu 20 ans à la France pour assimiler que l’amiante est cancérigène. Il a été enfin inscrit sur la liste de ces produits extrêmement dangereux t en 1997.
D’autres exemples montrent un désintérêt très important pour la santé « environnementale ». Et pourtant le nombre d’asthmatique ne cesse d’augmenter. L’incidence des cancers a augmenté d’environ 35% en 20 ans.
Face à ce constat plutôt alarmant les 22 experts ont suggéré quelques recommandations : un meilleur suivi des futures mères, des filtres pour les pots d’échappement des voitures qui roulent au gazole, des études sur différents composés chimiques comme le benzène, le gaz carbonique ou l’ozone. Ils préconisent aussi un véritable état des lieux de la pollution à l’intérieur de l’habitat, où peinture, solvant, colle et autres produits ménagers créent une véritable « soupe » de polluants.
Olivier Frégaville-Arcas
(13/02/2004)