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Milan s'achève, Kyoto survit

NOUVELOBS.COM | 15.12.2003 | 10:16

Malgré la bonne volonté de la communauté internationale, la conférence de l’ONU sur le réchauffement climatique, qui s’est tenue à Milan jusqu’à vendredi, s’est achevée sans qu’aucune véritable décision concrète n’ait été prise en faveur du protocole de Kyoto.

Le traité négocié à Kyoto en 1997 fixait comme objectif aux 120 pays signataires, dont le Canada et la France, une réduction de 8% de leur émission de gaz à effet de serre entre 1990 et 2012. Malheureusement, ces pays émettent moins de 55% des gaz de ce type, seuil fatidique pour l’entrée en vigueur du protocole.

Depuis le refus, en 2001, des Américains de signer cet accord international pour lutter contre le réchauffement climatique, la mise en application de ce dernier ne tient qu’à un fil : la ratification par la Russie. D’après les déclarations d’un proche du Président Poutine, les Russes ne devraient pas ratifier ce traité sous sa forme actuelle, car il mettrait un frein à l’économie, encore fragile du pays. Etant détenteur du sort du protocole, ces derniers se font prier et négocient un traité plus à même de satisfaire leur propre intérêt.

Les ministres de l’Environnement du Japon et du Maroc ont encouragé les pays non signataires, à adhérer au protocole dans les plus brefs délais. Apparemment, ils ont été entendus, car pour la première fois, l’Iran et le Yémen, deux pays membres de l’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole), ont fait savoir leur intention de rejoindre les signataires. D’autre part, le gouvernement australien, qui avait refusé l’accord en même temps que celui des Etats Unis, a néanmoins annoncé qu’il le respecterait.

Les différents pays présents à Milan ont trouver une entente la mise en place et le fonctionnement de « Fonds spéciaux sur le changement climatique » et de « fonds pour les pays moins avancés ».

L’attachement de la communauté internationale au Protocole de Kyoto ne permet à ce dernier qu’une survie momentanée. Dans l’attente salvatrice de la signature russe, les différents pays réunis à Milan se sont donnés rendez-vous dans un an à Buenos-Aires pour une nouvelle conférence.

Olivier Frégaville-Arcas
(15/12/03)
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