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Lutter contre la cécité des rivières

NOUVELOBS.COM | 24.06.2003 | 18:26

Trois pays africains sont réunis pour un séminaire sur l’onchocercose, première cause de cécité en Afrique, problème majeur de santé publique pour ce continent. Cette affection est également appelée ‘’cécité des rivières’’ parce que le parasite responsable de la maladie, ainsi que la mouche qui le transmet d’homme à homme, affectionnent les zones humides et fertiles situées près des fleuves.

Au Congo, en République Démocratique du Congo (RDC) et en Angola, les habitants fuient certains régions proches des fleuves par crainte de la maladie. Ces trois pays sont réunis à partir de ce mardi à Kinshasa (RDC) pour faire le point sur la lutte contre ce fléau.

L’onchocercose est provoquée par un petit ver, Onchocerca volvulus, qui peut vivre des années chez l’homme. La femelle pond des millions de larves microscopiques appelées microfilaires qui migrent à travers l’organisme humain, provoquant toute une série de dégâts : lésions cutanées, dépigmentation de la peau, prurit, nodules, atteintes de l’iris et de la cornée pouvant évoluer en cécité, etc. Une mouche, la simulie, transmet le ver d’homme à homme via ses piqûres.

Sur les 36 pays de la planète touchés par cette maladie parasitaire, 30 se situent en Afrique sub-saharienne, 6 sur le continent américain. Près de 20 millions de personnes sont infestées, presque toutes en Afrique. Depuis 1974, plusieurs programmes de lutte contre l’onchocercose ont été montés par l’ONU et la Banque mondiale. Un traitement, un seul, permet de réduire le nombre de microfilaires présents dans l’organisme.

(24/06/2003)
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