
Le bacille de Koch.
Les Romains n’y sont pour rien, le squelette datant de l’âge de fer le prouve. Ce ne sont pas les troupes de Jules CĂ©sar qui ont apportĂ© la tuberculose dans les Ă®les britanniques, comme les historiens le supposaient. L’analyse d’un squelette vieux de 2.200 ans a rĂ©vĂ©lĂ© qu’il Ă©tait mort de la tuberculose entre 400 et 230 avant JC, alors que la première tentative d’invasion par les Romains date de 55 avant JC. La dĂ©couverte des chercheurs du English Heritage signifie donc que le bacille est arrivĂ© par une voie encore inconnue Ă l’Ă©poque prĂ©historique.
Ce squelette a Ă©tĂ© dĂ©couvert il y a une vingtaine d’annĂ©es Ă Tarrant Hinton, un petit village du sud-ouest de l’Angleterre. Depuis, il reposait non loin de lĂ , au musĂ©e de Wimborne. L’Ă©tude des os suggĂ©rait une infection par le bacille de Koch (
Mycobacterium Tuberculosis), responsable de la maladie. Une analyse ADN a confirmĂ© le diagnostic. Jusqu’Ă prĂ©sent, le cas de tuberculose connu le plus ancien de Grande-Bretagne datait du 1er siècle après JC –l’Ă©poque romaine.
Tuberculose, consomption, phtisie, cette maladie a fait des ravages au cours de l’histoire. Vraisemblablement, le bacille de Koch, ou un très proche cousin, sĂ©vissait dĂ©jĂ Ă l’Ă©poque de l’Egypte prĂ©dynastique. Au XIXème siècle, quand elle Ă©tait encore mĂ©connue, la tuberculose tuait une personne sur sept en Europe et aux Etats-Unis. Le microbiologiste allemand Robert Koch n’a isolĂ© le bacille qu’en 1882. Vaccins et antibiotiques ont ensuite permis de maĂ®triser l'infection. Cependant, la tuberculose est en recrudescence depuis quelques annĂ©es dans le monde.
(11/12/2002)